Résister pour exister
Au lendemain du 7 octobre 2023, des Palestiniens en exil fondent Urgence Palestine à Paris. En avril 2025, le gouvernement français menace de dissoudre le collectif alors que l'offensive sur Rafah intensifie le génocide à Gaza. Portrait d'une année de résistance collective.
Un film documentaire indépendant de Yacine Helali
Produit par Yacine Helali et Bader Lejmi avec le soutien de

Un film qui délivre de l’espoir, de la force, et interroge le vrai sens de la résistance.
8 octobre 2023, Paris. Au lendemain de l’attaque, des Palestiniens en exil fondent Urgence Palestine, qui devient rapidement l'un des plus grands collectifs de solidarité avec la Palestine en France.
Avril 2025. Alors que l’offensive israélienne sur Rafah intensifie le génocide à Gaza, Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur français, annonce la dissolution du collectif.
Alors pour la première fois, Urgence Palestine accepte qu'une caméra documente ce qui se vit derrière les scènes : stratégies, doutes, épuisement, mais aussi une solidarité inébranlable.
Le film suit cette année de résistance. Manifestations massives, concerts, recours à l’ONU, pétitions signées par 250 000 personnes. Mais surtout les moments intimes : témoignages de Palestiniens qui ont perdu des proches à Gaza, militants qui racontent le prix à payer, réfugiés qui parlent de ce que signifie résister depuis l’exil français.
C'est un film sur des Palestiniens en exil mais c'est surtout un film sur ce que la Palestine fait vibrer en nous toutes et tous, dans toute notre pluralité. Un mouvement du coeur qui réveille l'humanité en nous.
En septembre 2025, le gouvernement Bayrou tombe. Mais la lutte continue.
Plus qu’un document historique, Résister pour exister révèle ce qu’est vraiment la résistance : un effort collectif, une transformation intime, une force inébranlable puisée dans la mémoire ancestrale palestinienne.
Voix Palestinien·nes en exil
Les palestinien·nes en exil, face à la répression, sont au coeur de ce film documentaire tout comme ils le sont dans Urgence Palestine.

« Le corps peut tomber, mais les idées, elles, resteront. »
- Nasser

« Enfin, des Palestiniens et des Palestiniennes qui parlent et non pas des blancs qui portent la parole des Palestiniens.»
- Elsa

« C'est une cause fondamentalement universelle qui est une cause de droit, de justice dans laquelle tout un chacun peut se reconnaître et se retrouver. »
- Omar


« On est malades, nous, peuple palestinien, on est malade d'espoir. Et donc quoi qu'il arrive, tant qu'il y a l'un d'entre nous qui est vivant, l'espoir est là. »
- Layla

« On ne peut pas rester en retrait d'une lutte qui est la nôtre, pendant que c'est notre peuple qui subit les bombardements. »
- Kinan

« La prison m'a appris qu'il n'y a pas un endroit dans le monde où tu ne peux pas résister. »
- Salah
« J'ai découvert que j'étais réfugiée quand j'avais 6 ans, à l'école. Ça m'a étonné qu'on me définisse comme ça sur le papier. »
- Salwa

Un film de Yacine Helali
Yacine Helali est un cinéaste indépendant algérien-français né à Marseille dont l’approche du cinéma vérité explore les résistances et solidarités populaires. Depuis près de 20 ans, il documente au plus près du réel les jeunes et les communautés invisibilisées des quartiers populaires de France et d’Angleterre, avec une approche antiraciste qui révèle les résistances et les solidarités oubliées.
Ses films, de ses premiers travaux en milieu carcéral britannique à “Looking for Zeeshan” (salué par BBC Radio) et “Laissez-nous les clés” (1 an en immersion dans le McDo occupé des Quartiers Nord de Marseille), révèlent les vérités politiques qui émergent des gestes du quotidien.
Collaborateur de Newcastle University en tant que réalisateur de documentaire politique, il dirige également CINEYA, un centre de formation cinématographique et photographique, international et itinérant. Son cinéma porte une vision engagée des transformations sociales et politiques contemporaires.
Agenda des projections
Participez à la tournée militante
Projeter ce film c'est directement soutenir les Palestinien•nes en exil en lutte contre la dissolution d'Urgence Palestine, le génocide à Gaza et pour la libération de la Palestine.
Questions fréquentes sur le film et la tournée militante
Remplissez le formulaire afin que l'équipe du film et un•e palestinien•ne d'Urgence Palestine puisse organiser la venue à la projection militante. La projection d'une durée d'1h sera suivie d'un échange avec la salle et, si possible, d'une collecte de dons pour la résistance juridique.
Les Palestinien•nes en exil en France ont longtemps été tenus à l'écart du mouvement de solidarité lui-même, à tel point qu'il est surprenant pour beaucoup de les entendre parler en français ou militer en France. Et pourtant, celles et ceux qui interviennent dans ce film sont tous palestinien•nes avec pour chacun•e un parcours de vie unique de résistance et de résilience, et pourtant tous et toutes marquées par cette blessure originelle qu'est la Nakba.
Ce film est une production CINEYA. Il a été financé grâce aux dons de la campagne "Stop Dissolution". Des militant•es et militants ont été au coeur de son élaboration.
Le 29 avril, le ministre de l'intérieur Bruno Retailleau, annonçait vouloir dissoudre Urgence Palestine — deux mois, une plainte à l’ONU contre la France et plus de 250 000 signatures plus tard, UP est toujours là. Parce qu’on ne dissout pas une solidarité, ni un peuple en lutte. Inspiré·es par la résistance palestinienne, Urgence Palestine a tenu bon malgré la répression — gels de comptes, menaces, pressions — comme d'autres avant nous. En deux mois, UP a organisé des actions partout en France, rejoint la coalition Guerre à la Guerre, et dénoncé la complicité militaire de la France dans le génocide en cours. Grâce à votre mobilisation massive, la dissolution a été non seulement repoussée mais c'est le gouvernement qui a été dissout. Et vos signatures ne disaient pas seulement non à la répression : elles disaient non au génocide, non à la complicité française, oui à la Palestine libre. Alors on continue. Jusqu’à la libération. 🇵🇸
Oui, tout à fait. N° de visa 2026002023 en date du 16 mars 2026.
